Résumé du séjour organisé par le club. Le jour 3 s’est perdu dans les méandres du web. Ce sera un clip à la place !
Jour 1
1er regroupement à Marseille mercredi 17 pour l’embarquement : Alain, Brunelle, Eric, Géraldine, Jean-Pierre B, Michel D, Chris, Maurice, Bruno P.
Après une excellente traversée de Marseille à Bastia par mer calme, retrouvailles à Borgo avec Alain C et Alain D. Préparatifs sur le parking du centre commercial, séance photo générale en maillot du club et à 10h15, départ de cette itinérance corse.
Alain C. a tracé un itinéraire qui, pendant 50 km, emprunte des petites routes de montagne. Ça grimpe raisonnablement (8 % max surtout au début). Traversée de petits villages comme Prunelli di Casaconi ou Campile. La route alterne passages en sous-bois frais et passages en plein soleil, où la température monte vite. Heureusement, la voiture suiveuse conduite par Alain R s’arrête plusieurs fois pour le ravitaillement en eau. À cette époque, des sources fraîches bordent la route.
Vers 13 h 00, halte déjeuner à Bisinchi, sous les arbres. Vue imprenable sur la montagne. Grâce au point d’eau du village, le jerrycan et les bidons sont à nouveau remplis. Encore une petite montée, puis arrive une superbe descente vers Ponte Leccia avant de retrouver la route départementale Bastia-Corte-Calvi et sa circulation. Ces 50 premiers km sur des routes étroites de montagne ont été très agréables, offrant des points de vue magnifiques comme celui sur la silhouette de l’Île d’Elbe au loin vers l’Est. La Toscane est proche. Chacun a grimpé à son rythme et les pauses fraîcheur ont été nombreuses. La seconde partie, quasi plane sur 15 km de route à circulation, s’avère plus pénible sous la chaleur de 14h00.
Nouvelle pause fraîcheur au pied de la dernière difficulté : le col de San Quilico sur la route de Corte. Le groupe s’éparpille dans la montée mais la solidarité joue à plein, Chris assurant l’accompagnement en serre-file. Regroupement au sommet et descente sur Corte pour arriver à l’hôtel vers 15h30. Puis piscine à 16h00 pour Michel, toujours en tête !
Difficile de donner des informations fiables sur ce qui s’est passé à l’avant de la randonnée dans les montées, le rôle de serre-file ayant été approfondi aujourd’hui. Départ ensemble et arrivée ensemble à Corte.
Jour 2
La fine équipe, après un bon petit déjeuner à 7h00, est prête au départ à 7h50.
Le parcours commence par une belle montée régulière, offrant de superbes vues sur la forteresse de Corte et sur le monte Cinto (2 706 m d’altitude, le plus haut sommet de l’île). En 6 km, atteinte du col d’Ominanda à 651 m.
Puis suit une belle descente de 9 km jusqu’au pont de Castiria.
Attaque ensuite du col de Vergio, long de 40 km et passage routier le plus haut de l’île à 1 477 m.
La route est de toute beauté : traversée successive de la Scala di Santa Regina (qui mérite amplement ses 2 étoiles au guide vert), de Calacuccia avec son lac de barrage, puis d’Albertacce, dernier village situé à 20 km du col.
La montée est exceptionnelle : faible pourcentage (3 à 4 %), à l’ombre d’une magnifique forêt de conifères et, cerise sur le gâteau, avec un excellent revêtement.
Arrivée surprise au sommet : Brunelle et Géraldine attendent le groupe avec un super pique-nique dégusté à l’ombre des pins. Un très grand merci à elles, ainsi qu’à Alain R pour le ravitaillement en eau fraîche.
La descente est assez raide jusqu’à l’intersection de la route vers Porto.
Remontée ensuite du col de Sévi sous le cagnard, franchi sans encombre grâce à l’altitude et à une fontaine providentielle située à 1 km du sommet (1 103 m).
La descente de plus de 20 km est rapidement avalée avant de retrouver la chaleur sur le dernier plat.
L’hôtel à côté de Sagone est idéalement positionné : au bord de la mer, avec piscine et vue exceptionnelle depuis des chambres d’un bon confort. Merci à Alain C pour ce très bon choix.
Jour 4
L’étape du jour a mené le groupe de Propriano à Porto Vecchio sur 77 km et 1 360 m de D+.
Départ de l’hôtel vers 8h30. Pour rejoindre la route depuis la plage de l’hôtel, une portion de 200 m présente une pente à 13 %, franchie à vélo par deux vaillants matinaux.
La suite est tranquille : 20 km de plat et faux plat sous une température agréable. Eric a disparu devant depuis longtemps, parti dans un exercice solitaire avec 0,75 l d’eau.
Prise d’une petite route sur la gauche, passant devant les bains chauds de Caldane (sans arrêt). Viennent ensuite 20 km de montée pour 1 000 m de D+. Une pente moyenne de 5 % était annoncée…
Pourtant, les 10 premiers kilomètres oscillent entre 10 et 15 %. 6 à 8 % paraissent alors bien plats. Les virages en épingle sont redoutables, et les morceaux de route qui les relient presque autant.
Les 10 derniers km de montée semblent faciles mais, la fatigue aidant, la progression devient de plus en plus compliquée. Consommation totale à huit cyclistes : 40 l d’eau pour atteindre le point haut, le col de Bacinu.
Eric, assoiffé, a consommé l’eau restante des premiers poursuivants arrivés au col. Il a attendu patiemment 1 h 30 le « gruppetto », bien ravitaillé et encouragé toute la matinée par Alain R. Pique-nique au col vers 12 h 30.
S’ensuit une belle descente rapide sur un beau bitume pour rejoindre la plage de Santa Giulia. Baignade pour certains.
Rééquipement en retirant le maximum de sable pour les neuf derniers kilomètres jusqu’à l’hôtel. Encore une belle journée de vélo.
Jour 5
Le 5eme jour de parcours en Corse avec une étape dont le profil assez inquiétant a alimenté les discussions lors du dîner d’hier. Presque 1 000 m de D+ sur les 20 premiers km, avec des passages à 15 %.
L’accumulation des journées de vélo sous la chaleur (Ardéchoise, BRO et Corse) commence à peser sur les organismes (cuisses et surtout fessiers). Heureusement, quelques pommades miraculeuses sauvent la mise.
Bruno est non partant ce matin et commence son apprentissage de ravitailleur en eau sous les conseils d’Alain R.
Départ de la troupe vers 8h00 pour l’assaut du redouté col de l’Ospédale. 13 km de montée soutenue (7,5 % de moyenne), mais fort heureusement pas de raidards à 15 % (le tracé GPX prévoyait de faire couper une épingle par un chemin forestier). Les épingles du dernier km dans le village d’Ospédale affichent tout de même entre 10 et 12 %.
Regroupement au col avant d’entamer la descente qui débute en longeant le lac de l’Ospédale. Franchissement de quelques petits cols (Bocca Illarata et Bocca di Pelza) dans une succession de montagnes russes, avant d’attaquer la vraie descente, très piégeuse avec un revêtement dégradé parsemé de méchants trous.
Retour sur une meilleure route à San Gavino di Carbini pour rejoindre Levie, puis franchissement d’un nouveau « petit » col, Piattone, néanmoins éprouvant avec une montée en plein soleil.
Pause sandwich à Sainte-Lucie-de-Tallano sur la place de la pétanque, avec une vue imprenable sur la vallée. Redescente à deux reprises au niveau de la mer avant de remonter d’environ 300 m à chaque fois pour arriver à Olmeto, terme de cette 5e étape.
Une succession de paysages magnifiques, un soleil très présent (46° maxi d’après le GPS), 87 km et 1 900 m de D+. Comme les jours précédents, Alain R et Bruno assurent un approvisionnement régulier en eau ; heureusement, les fontaines ne manquent pas dans les villages corses. Et toujours une belle solidarité au sein du groupe.
Jour 6
L’objectif était d’aller d’Olmeto (au-dessus de Propriano) jusqu’à Ajaccio, à l’inverse du 3eme jour où la deuxième partie du parcours menait d’Ajaccio à Propriano.
Le trajet initial était passé par la route côtière, sinueuse et accidentée. Ce matin, départ tout droit par la montagne pour une étape courte (53 km) avec un dénivelé respectable pour la distance, mais plus faible que les jours précédents (920 m).
Le parcours ne comportait que deux montées très régulières. La première, de 4 km à près de 7 %, débutait sans round d’observation dès la sortie de l’hébergement et a été grimpée tranquillement, en mode échauffement.
Une longue et sinueuse descente sur une route tranquille mais en mauvais état a mené le groupe nettement plus bas que le point de départ. S’en est suivie une deuxième montée de 13 km au sommet de laquelle, dans le village de Pila-Canale, un cafetier accueillant a servi des cafés sur une terrasse ombragée, très appréciée après 3 h sous un soleil le plus souvent direct.
À ce stade, il ne restait plus qu’à rejoindre les abords d’Ajaccio par une magnifique descente bien large sur un bitume parfait, permettant de se faire plaisir sans risque pendant 15 km.
C’était la fin du parcours dans la belle montagne corse. Les derniers kilomètres, autour de l’aéroport d’Ajaccio, ont mené le groupe jusqu’au terminus du séjour : la plage du Ricanto, où quelques-uns se sont baignés avant le dernier sandwich corse.
L’occasion de souligner la qualité des sandwichs corses et notamment du pain, meilleurs que l’ordinaire des boulangeries du continent. Et par extension, la qualité et la gentillesse de l’accueil reçu partout, à une exception près.
Après le sandwich, direction la paillote la plus proche pour une bonne glace et un dernier moment partagé avant les départs en ordre dispersé.
Un bilan a été tiré pour les deux Alain : C. pour la préparation sans défaut de ce magnifique séjour, et R. qui a sublimé sa frustration de ne pas pouvoir rouler en apportant une assistance amicale et attentive tout au long des parcours, notamment en fournissant pas moins de 40 litres d’eau par jour et en distribuant les encouragements.
Bilan chiffré du séjour : 482 km, 7860 m de D+ et surtout 0 crevaison, 0 incident, 0 accident et 0 pépin physique sérieux !
